11/12/2004

J'ai.

J'ai regardé le ciel, les pieds sur terre

J'ai foulé la terre, la tête en plein ciel

J'ai suivi lentement fourmis et papillons éphémères

J'ai scruté des détails, en faisant des merveilles

 

J'ai marché lourdement dans le sable chaud

J'ai foulé des neiges fraîches y laissant mes pas

J'ai bougé ma carcasse, trouvant tout si beau

J'ai perdu ma route dans des forêts et bois

 

J'ai traversé les océans dans des carlingues métalliques

J'ai remonté des rivières jusqu'à leurs sources cachées

J'ai changé de continent, y cherchant l'exotique

J'ai rencontré des peuples aux moeurs oubliés

 

J'ai souri d’un sourire qui n’était pas pour moi

J’ai versé une larme devant l’indifférence

J’ai explosé de colère devant des abus de droit

J’ai soupiré de peine devant certaines errances

 

J’ai aidé mon prochain à se connaître lui-même

J’ai guidé mes amis vers des routes dégagées

J’ai donné sans compter sans vouloir qu’on m’aime

J’ai offert mes rêves jusqu’à m’en dépouiller

 

Maintenant je déménage et tous ces souvenirs

Glissent sous mes doigts avant de trouver

Au fond d’une caisse un refuge momentané

Pour changer de lieu et avec moi construire l’avenir.


15:53 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/09/2004

Proverbe arabe.

Le destin pose deux doigts sur les yeux de l'homme, deux dans ses oreilles, et le cinquième sur ses lèvres en lui disant : "Tais-toi. "



18:21 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Boires et déboires.

Boires et déboires

A perte de vue.

Des chemins, des couloirs

Où je t’ai perdue de vue.

Complicité d’une histoire

Qui s’arrêtera un soir.

 

Comme les autres

Elle servira de souvenirs.

Mélopée de psaumes

Ne génèrera que soupirs.

 

Voir et revoir

Sans cesser de vivre.

Continuer de croire

A en devenir ivre.

Demain est demain,

Je remballe mes chagrins.

 

Comme les précédents

Ils seront rivières.

Mais hier est hier,

Un autre temps.

 

Perfection et unisson

Parfaite osmose.

Recherche utopique.

Il en résulte une prose,

Résultat cynique

D’une attente bidon.

 

Ce jour est ce jour,

Maintenant j’en profite.

Je ferais rimer amour

Au rayon déficits.


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27/09/2004

Chanson: Lèo Ferré.

La Vie d'artiste

(Léo Ferré et Francis Claude)

 

Je t'ai rencontrée par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimés,
Et même si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai donné ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
Et tu croyais en ma bohème,
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.

Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma,
Et mon succès qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
" Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."

Et maintenant tu vas partir,
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,

Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès,
Mais un peu triste toi qui sais
" Tu lui diras que je m'en fiche...
que je m'en fiche..."

 

Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.



18:55 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/09/2004

Errances.

…J’ai souvent rêvé pouvoir tout recommencer…

 

Quelques mots couchés en vrac sans importance.

 

« De l’enfance j’ai gardé

Deux ou trois rêves émoussés.

Quelques cailloux glanés de ci, de là.

Des photographies d’eux, d’elles et de moi. »

 

On dirait une liste de courses dont on ne se servirait point.

 

« De l’enfance je garde bien ancré

Des automnes colorés et des pluvieux étés.

De rares blancs hivers,

Préludes de printemps si verts. »

 

Tous mes mots sont liés mais ils ne chantent plus.

 

« De l’enfance il me reste des blancs bleus de ciel étalés

Tendus sur un horizon d’immensité.

Des cimes de sapins géants

Tendant leurs longueurs vers le firmament. »

 

Tout s’en va parce que tout est vécu.

 

« De l’adolescence j’ai encore en moi

Ces premiers baisers, délicieux émois.

De trop nombreuses maladresses,

Fondations d’une future forteresse. »

 

Mais tout es là parce que rien n’est perdu.

 

« De l’adolescence restent enracinés

Mes besoins de profonde solitude.

La recherche de l’exactitude

Et une envie furieuse de tout changer. »

 

…J’ai souvent rêvé pouvoir tout oublier…

 

« De ma vie d’adulte, j’efface mes certitudes,

Mes fragments de béatitude.

Je troque une vie docile contre un bâton de pèlerin,

Un bonheur tacite pour un flot de chagrins. »

 

Mais nous sommes ensemble.

 

« De ce que je sais déjà, je garde mon innocence,

Celle qui tisse de vrais liens.

Cette pyramide de douleurs en carence,

Ces vagues de plaisirs bohémiens. »

 

Mais certaines choses s’estompent peu à peu.

 

« Où se trouve encore le pays des rêves ?

Celui des plages de sable fin,

Des mots d’amour et faux alexandrins ?

Cet endroit magique où jamais rien ne s’achève. »

 

Certains mots ont encore envie de danser.

 

« Je ne sais plus si je suis encore par moments,

Un petit prince ou Peter Pan.

Comme si un jour tout s’efface.

Mais je garde espoir qu’il m’en reste des traces. »

 

Certaines fois, j’ai envie de danser.

 

« Nous sommes tous reliés les uns aux autres.

Ce n’est pas de l’amour mais de vrais liens.

Tous dans un même champ, grains d’avoine de blé ou d’épeautre.

Sous le même vent et le même soleil, attendant nos destins. »

 

Et si rien de nos vies n’était ce que la vie attend de nous ?


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14/09/2004

Bigre!!!

Mais c'est plein de ptites photos de croix rouges sur fond blanc ici.
Bon, je vais refaire çela....Et p'têtre poster deux trois écrits...
Bonjour à vous tous et toutes, blogomaniaques.
 
Et voilà le lien pour la police utilisée au cas où...
 
http://www.myfonts.com/fonts/bitstream/calligraphic-421/c...

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03/09/2004

Déraison.

Déraison volubile

Quand l’amour assassine

A corps et à cris

Doigts sanglants

Contre un monde proscrit

Poings rageurs

Serrés de douleur

Martelant

Délicieux dément

Oublié amant

 

Abject rejet

Sous inquisiteur décret

Perdition tranquille

Dans un gouffre sans fond

Chute libre fragile

Folie passagère

Flash back de néons

D’un affolant tourbillon

Chimère

Volubile déraison




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31/08/2004

Fin...

Quand les rêves volent en éclats et qu’espoir rime avec nuit noire, il est temps de tirer sa révérence. Merci à tous : Lecteurs effrénés, psychopathes de la prose, passants curieux, névrosés des mots, passionnés des vers…

 

 

…Où vont les rêves quand la raison prend le dessus ?

 

(Après reflexions - il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. - je retravaille ce blog avant de le continuer.)



14:53 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/08/2004

Rêve d'homme.(En réponse à Ava Noor.)

Je suis ce rêve de femme

Suée de vos nuits obscures

Serpentine coulée

Dans le sang de vos veines

Gonflées

D’un secret désir

Cette fleur d’Eros

Qui vous hante

Sur le chemin de la maison close

 

Je suis ces matins d’innocence

Où se creusent vos envies

De terres inconnues

Découvreurs du mystère

De la blanche lumière

Inviolée

 

Je suis ce désir de feu

Tourment de vos nuits sans lune

Vouivre de vos songes indécents

A portée de la main

Toujours insaisissable

L’Eve

A l’inconnu visage

 

Je suis

Femme

Tout simplement

 

(Ava Noor)

 

Je suis ce songe homme
Fantasme de vos journées creuses
Bronze fortifié
Accueil de vos faiblesses
Epaule où se cacher
Se laisser aller
A la recherche de tendresse

Je suis cet homme discret
Enchanteur de promesses
Où s’éveillent vos appétits
Titillés d’un interdit
Serpent de vos ivresses
Serment lié et défait

Je suis celui qui rythme
Vos combats contre les draps
Celui qui d’une pomme
Réveille vos émois
Celui qui pousse
D’une façon si douce
L’Adam
Au sourire qu’on attends

Je suis

Homme
Evidemment


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12/08/2004

Les mots sacrés.

J’ai dit les mots sacrés,

Ceux qu’on adore dire

Mais qu’on à peur d’entendre.

J’ai conjugué le verbe aimer

Dans un léger soupir,

Renaissant de mes cendres.

J’ai osé sans un regret

Susurrer ce que je garde

Pour moi depuis des jours.

Et me trahir en secret,

Sauter cette rambarde,

Rempart de cet amour.

J’ai dit les mots sacrés,

Ceux qui peuvent surprendre

Et faire tourner les corps,.

J’ai conjugué le verbe donner

Et à tout prendre,

Je le dirais encore.

J’ai donné avec raison

Ce que je gardais caché

Comme une peur enfuie.

J’ai mêlé d’un frisson

Amour et amitié,

Un regain de vie.

J’ai souri sans comprendre

Devant ces mots chantés,

Vestiges d’autres territoires.

C’en est fini d’attendre

Au creux d’un temps voilé.

Début d’une histoire.


02:05 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/08/2004

Les nuits.

Pendant que les abeilles

Butinent parmi les fleurs,

Etrange ballet.

Je découvre d’un air niais,

Simple spectateur,

Cette délicieuse merveille.

Alors que les grillons,

Dans les secrets de la nuit,

Entament leur credo.

La plaine devient chapiteau,

Concert de minuit,

Milliers de chœurs à l’unisson.

Pendant que le temps passe,

Volant nos souvenirs,

Piliers de notre survie.

Je prends exquise compagnie

De ces nuits que j’aime chérir

Pour reconstruire mes traces.

Alors que de l’aurore

Jailli le clair obscur

D’une journée nouvelle.

Je reste dans cette aquarelle

Avec mes rêves d’apiculture

Et mes délires sonores.

Tandis que la nuit tombe

Sur le monde endormi.

De sa noirceur percutante,

Elle m’attire, attachante,

Dans son grand lit

Gardé par des colombes.



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10/08/2004

Froud et Stouf.

Parfois je suis gêné d’appartenir à la race canine, fieu.
Oué moi aussi. Pourquoi?
Eh ben, gêné de voir ce laisser- aller généralisé sur les trottoirs.
Tu veux dire,
ce n’importe où chacun pour soi sans aucune retenue?
Ce "Je dois? Je fais! merci bonsoir"?
Boué.
C’est une honte.
Surtout les jeunes.
Les jeunes, oui.
Passque les vieux,
on pourrait encore comprendre qu’ils se laissent aller.
Mais les jeunes, dis!
Les jeunes?
Tout leur est dû.
C ’est tout tout de suite.
Où qu’ils soyent, rouf, quand ça leur prend,
ils te lâchent leur paquet en te regardant comme ça droit dans les yeux
Et avec quelle arrogance!
Si t’as le malheur de japper la moindre petite réflexion ,
ils t’aboyent en pleine gueule en t’arrosant de noms d’oiseaux!…
Remarque,
il faut bien que jeunesse se passe-z-hein
et qu’ils se fassent les dents sur quelque chose, hein! Les jeunes.
C’est sûr.
C’est une façon d’exprimer leur révolte.
Comme d’autres s’expriment par voie de rap, de hip-hop ou d’extasy…
L’autre jour,
j’en ai vu des jeunes qui s’exprimaient
en taggant sur les murs de l’école.
Oué mais ça,
quand tu y penses,
une petite crotte de jeune sur un trottoir,
ça n’est jamais qu’une sorte de tag un peu spécial.
Boué.
Vu comme ça.
Ça tient la route.
… Et de plus, c’est un tag bio-dégradable.
Et là, pardon,
c’est quand même l’indiscutable supériorité du canin sur l’humain!
Juste. Et tac. Dis…
Quoi?
Et tag.



Frédéric "Froud" Jannin & Stefan "Stouf" Liberski










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No comment...

Philippe Geluck

20:08 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Importance...

"...C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Tu es responsable de ta rose..."

 
 
Antoine de Saint Exupéry


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26/07/2004

Merci...

Merci à vous tous de passer, de flâner, voire de vous arreter un instant.
Merci pour vos messages qui me font continuer encore et encore.
J'avais simplement envie de vous le dire, ça ne coute rien alors à quoi bon s'en priver.
 
Et j'en profite même pour mettre les bannières de Just.
 
A bientôt.

16:53 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

25/07/2004

Exposition: Cobra

Le Centre de la Gravure présente une vaste exposition regroupant plus de 150 estampes et livres illustrés qui retracent le parcours du mouvement Cobra. Les pièces présentées sont issues des collections du Centre mais proviennent également de prêts de Pierre Alechinsky, la Galerie Lelong (Paris), les éditions Catherine Putman, la Galerie Quadri et la Communauté française de Belgique.
Plus d'un demi-siècle après la dissolution officielle de ce mouvement particulièrement dynamique qui rassembla de 1948 à 1951 les aspirations d'un large groupe d'artistes d'Europe du Nord, son souffle vivifiant suscite toujours les enthousiasmes.
Imaginé par Christian Dotremont, le sigle de Cobra est inspiré par les premières lettres de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, villes d'où étaient originaires les divers participants. Leur démarche commune d'ordre essentiellement expérimentale s'est traduite par un travail sur la matière, la facture, la couleur. Tous ont démontré avec véhémence leur volonté d'une expression directe et intuitive.
Rassemblant des œuvres des années soixante jusqu'à nos jours, le Centre de la Gravure propose un survol de ce qui fut l'esprit Cobra et un aperçu des réalisations graphiques auxquelles il donna naissance. Le poète Christian Dotremont, qui en fut la cheville ouvrière, est largement représenté aux côtés d'Alechinsky, Appel, Reinhoud Balle, Claus, Cox...
 
Du samedi 8 mai 2004
jusqu'au dimanche 15 août 2004
Du mardi au vendredi de 12h à 18h. Samedi et dimanche de 11h à 18h. Fermé le lundi.
Centre de la Gravure et de l'Image imprimée - Rue des Amours, 10 - La Louvière
Infos : 064/27 87 27

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23/07/2004

Un souffle doux.

Un baiser échangé que l’on grave au fond de soi,

Arme de coté contre les comment, les pourquoi.

Un baiser échangé dans les larmes et le sang,

Pour, à jamais, pouvoir lutter contre le temps.

Un baiser partagé, symbole de promesses,

D’amour s’embrasant, précurseur de caresses.

Un baiser partagé sous des mains qui s’agitent,

Glissant sur nos corps, fleurs de lys ou amanites.

Un souffle doux à ton oreille,

La butinant comme une ivre abeille.

Un souffle doux glissant à ta nuque,

Geste fébrile suivant un chemin caduque.

Un souffle doux finissant sur ton cou,

Déchiré entre folle envie et tabous.

Un souffle doux, les yeux fermés,

Te fabricant en baisers un savoureux collier.

Un souffle doux au tien mêlé,

Sucre d’un second baiser échangé.

Un baiser partagé, symbole de tendresse,

D’amour hors du temps, ciment de forteresse.

Un baiser partagé sous deux cœurs qui se lient,

Prêts à dévorer la vie, la boire jusqu’à la lie.

Un souffle doux empli de sagesse

Réchauffant enfin un cœur de princesse.

Un souffle doux, envolée lyrique,

Sensations d’un tableau bucolique.

Un souffle doux vers tes yeux,

En chassant tes souvenirs malheureux.

Un souffle doux chargé d’un sourire,

T’en arrachant un entre deux soupirs.

Un souffle doux scellant sur ton nez

Ce torrent de tendresse donné et échangé.

Un souffle doux sur une main ouverte,

La paume vers le ciel offerte.

Un souffle doux sur des parcelles de rêves,

Baisers volants, étoiles naïves et frêles.

Un souffle doux vers des lèvres tendues,

Fixation assidue, tentation ardue.

Un souffle doux déposé sur ta bouche,

Hésitation timide, recul farouche.

Un souffle doux au tien mêlé,

Miel d’un premier baiser échangé.


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Chanson: Reggiani.

Il s'en est allé, laissant un petit vide, une absence.
 
 
 
 
 
L'absence.

(Paroles: Jean-Loup Dabadie)
 
C'est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où naguère
Tu as posé ton bras
Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleu-marine
Promène sa filleule
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même

C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie aussi
Où passaient les colombes
Un soir de jalousie
Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un grand voyage
Il reste les bagages
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même

C'est un volet qui bat
C'est sur un agenda, la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous
Les vases sont vides
Où l'on mettait les bouquets
Et le miroir prend des rides
Où le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même.
 
 
(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)

 


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19/07/2004

Chanson: Ange.

Sur la trace des fées.
 (Christian Descamps)
 
Jadis, avec Pierre et Gladys
On les voyait passer en robe blanche
Au ruisseau qui traînait nos rêves
Vers un écrin de joie
Nous suivions la trace des fées
C'était au mois de mai

Vole, blonde tête folle,
On les voyait quitter leur robe blanche
Un torrent de cheveux dorés
Léchait nos yeux de soie
Nous étions sur la trace des fées
C'était au mois de mai

J'étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.

Jadis, cachées sous les fleurs de lys
On les voyait flâner en robe blanche
Au pays où la bise enlace les gens aux mille pleurs
Nous suivions la trace des fées
C'était au mois de mai

Vole, vole, blonde nympholle
On les entendait rire en robe blanche
Et le gazon du parc s'imbibait à nos pieds d'enfant
Nous étions sur la trace des fées
C'était au mois de mai

J'étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.
 
 
(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)


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On dirait...

On dirait la fin d’une époque,

Un arbre qui perdrait ses feuilles.

Simple péché d’orgueil,

Une chute équivoque.

 

On dirait la fin du renouveau,

Tout qui s’efface sous l’oubli.

Parade d’ennuis,

Illusoires promesses et faux cadeaux.

 

On dirait des pleurs

Venus d’une légitime ambition.

Vague à l’âme et douleurs,

Simple acte de contrition.

 

On dirait la vie

Dans ce qu’elle à de plus cruel.

Résumant un tout dans un duel.

Fresque épique d’allégories.

 

On dirait la limite d’un rêve,

Un arbre qui se viderait de sa sève.

Des vapeurs qui s’estompent,

Des souvenirs qui trompent.

 

On dirait le bout du chemin,

Carrefour perdu aux voies sans issues.

L’antichambre du destin,

Clairière où j’attends ta venue.

 

On dirait un coup d’épée

Que l’on assène sans remords.

Une carcasse d’arbre mort

Couchée pour l’éternité.

 

On dirait un vent vide

Ne colportant qu’un soupir.

Une envie d’encore affaiblir

Soufflant cynique et candide.

 

On dirait la fin,

Torrent de chagrins.

Il ne reste que la force des larmes,

La puissance du charme.

 

On dirait que l’on trépasse,

Mais ce n’est que renaissance.

Pour rejaillir de cette crevasse

Par delà les pires souffrances.

 

On dirait un « je t’aime »

Crié du fond du cœur.

Il en a ses formes et ses couleurs,

Ses blasphèmes et sa vie de bohême.


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15/07/2004

Regards.(Version image.)


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Souvenir fugace.(Version image.)



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13/07/2004

Coquelicot d'Avril.(Version image.)


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Changements.

Voilà, j'ai revu tout le design de mon blog, j'espère y gagner en confort de lecture et en vision générale.
J'espère que cela vous plait comme ça.
Bonne lecture à vous tous, passants et passantes.
 
PS: Merci a Gaëlle pour son aide.

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Ombres et lumières.(Version image.)


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Cantiques.

Je ne résiste à l'envie de vous faire découvrir ou redécouvrir l'immense talent d' Emile Verhaeren.
Voici un extrait du recueil: Les bords de la route.

 

Cantiques

I

Je voudrais posséder pour dire tes splendeurs,
Le plain-chant triomphal des vagues sur les sables,
Ou les poumons géants des vents intarissables ;

Je voudrais dominer les lourds échos grondeurs,
Qui jettent, dans la nuit des paroles étranges,
Pour les faire crier et clamer tes louanges ;

Je voudrais que la mer tout entière chantât,
Et comme un poids le monde élevât sa marée,
Pour te dire superbe et te dresser sacrée ;

Je voudrais que ton nom dans le ciel éclatât,
Comme un feu voyageur et roulât, d'astre en astre,
Avec des bruits d'orage et des heurts de désastre.

II

Les pieds onglés de bronze et les yeux large ouverts,
Comme de grands lézards, buvant l'or des lumières,
Se traînent vers ton corps mes désirs longs et verts.

En plein midi torride, aux heures coutumières,
Je t'ai couchée, au bord d'un champ, dans le soleil ;
Auprès, frissonne un coin embrasé de méteil,

L'air tient sur nos amours de la chaleur pendue,
L'Escaut s'enfonce au loin comme un chemin d'argent,
Et le ciel lamé d'or allonge l'étendue.

Et tu t'étends lascive et géante, insurgeant,
Comme de grands lézards buvant l'or des lumières,
Mes désirs revenus vers leurs ardeurs premières.

III

Et mon amour sera le soleil fastueux,
Qui vêtira d'été torride et de paresses
Les versants clairs et nus de ton corps montueux,

Il répandra sur toi sa lumière en caresses,
Et les attouchements de ce brasier nouveau
Seront des langues d'or qui lècheront ta peau.

Tu seras la beauté du jour, tu seras l'aube
Et la rougeur des soirs tragiques et houleux ;
Tu feras de clartés de splendeurs ta robe,

Ta chair sera pareille aux marbres fabuleux,
Qui chantaient, aux déserts, des chansons grandioses,
Quand le matin brûlait leurs blocs, d'apothéoses.

IV

Hiératiquement droit sur le monde, Amour !
Grand Dieu, vêtu de rouge en tes splendeurs sacrées,
Vers toi, l'humanité monte comme le jour,

Monte comme les vents et comme les marées ;
Nous te magnifions, Amour, Dieu jeune et roux,
Qui casse sur nos fronts tes éclairs de courroux,

Mais qui décoche aussi dans le fond de nos moelles,
L'électrique frisson au plaisir éternel,
Et nous te contemplons, sous ton ciel solennel,

Où des coeurs mordus d'or flambent au lieu d'étoiles,
Où la lune arrondit son orbe en sein vermeil,
Où la chair de Vénus met des lacs de soleil.


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Chanson: Harmonium.

Attends-moi

(M.Normandeau et S.Fiori)
 
 
 Des années pour gagner
Paix et tranquillité
Conformément établi
Pour la vie
Le travail, la maison
Les obligations

Des milliers d'ennuis
Reviennent comme les saisons
Toujours pareils, tellement gris
C'est lundi
Retiens ton cri, c'est parti
C'est parti pour une autre fois

 

Si un jour c'est trop pour toi
Et tu te sens défaillir
Tu n'as plus tellement le choix
Faut survivre ou en finir

 

Si les murs sont trop étroits
Et tu ne peux plus tenir
Suis ton coeur pour une fois
Il te dira de partir

 

Mais attends-moi, attends-moi

 

Tes folies, tes manies
Et tes fleurs en papier
Au bout d'une semaine
Sont fanées
Ton coeur ou la raison
Que sera ta maison

 

Tes désirs, tes sourires
N'ont plus d'éternité
Tu dois les reprendre
Il suffit de comprendre pour s'initier

 

Quand ce jour arrivera
Ce matin plein d'horizons
Le soleil te parlera
Et tu perdras la raison

 

Ce sera enfin pour toi
Le début d'une chanson
Tu découvriras la joie
Et les heures disparaîtront

 

Mais attends-moi, attends-moi


 (Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)























09:43 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Grisaille.

 Je me réveille ce matin et je jette un regard par la fenêtre. Cela ne donnera que ceci:
 

Grisaille,

Sans bruit de marmaille

Confinée section canapé

Abrutie devant la télé.

 

Ciel bas,

Pesant de son poids

Attisant humeur maussade,

Ténébreuse accolade.

 

Orages,

Privant de plage.

Forets vides et villes désertées,

Intérieures hostilités.

 

Grisaille,

Sans bruit de marmaille

Confinée section mélancolie

Guettant une embellie.

 

Ciel noir,

Eteignoir d’espoir.

Nous laissant en attente

De journées plus clémentes.

 

Averses,

Entailles perverses

Embuant les carreaux,

Transperçant la peau.

 

Soleil,

Signe de vie et d’éveil.

Dès que tu seras là,

On oubliera tout cela.


08:57 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2004

Chanson: Higelin.

Seul à seule.

(Jacques Higelin, Eddy Louiss) 

 

 

Seul
dans le silence
insondable de la nuit
Manhattan dans une chambre d'hôtel
somnifère contre l'insomnie

A quelle oreille confier le poids d'un chagrin
quelle rêveuse éveillée
entendra dans la nuit
battre mon cœur

le temps n'attend pas, il suit son cours
le temps n'entend rien aux chansons d'amour
insensible il passe et tire à bout portant
sur les marchands de souvenirs

Où que tu sois je te retrouverai un jour
si loin que je paraisse, tu me retrouveras
au détour d'un rêve ou bien autour de la place
des retrouvailles
où l'on s'est vu pour la dernière et la
première fois de nos
envies

Seul
entre les rails
de l'abandon, de l'oubli
déconnecté du monde extérieur
où tu recommences ta vie

Les sanglots longs des violons de l'automne
déposent en mon âme
le chant si monotone
de la douleur

Je voudrais pas claquer sans te revoir
sur le quai de la gare où tu m'as plaqué
sans un regret, sans un remords
pour la beauté
de nos corps à corps

même si rien ne va plus, si les jeux sont faits
souviens-toi de la trouble attirance
des enfants de l'amour pour les jeux interdits
et n'oublie jamais
que la danse des âmes est inscrite au cœur
du grand livre d'or du bonheur

 

(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)


12:06 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2004

Citation: Woody Allen

"...La différence entre le sexe et la mort, c'est que mourir, vous pouvez le faire seul, et personne ne se moquera de vous..."


10:49 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |