09/06/2004

Terres d'Orcanie. (Extrait)

Dydou était penché au-dessus de sa table de travail et écrivait quelques lignes dans un cahier de bord...

         "Drôle de monde qui reprends un jour ce qu'il a donné l'autre.....
         Mais quand il se met
à rendre ce qu'il a pris....Là....Ce n'est plus que joies et bonheurs....
         Et s'il savait ce qu'il vient de me rendre..... "

         La nostalgie du moment le prit et pendant un court instant, il fut projeté dans le temps...

         "Un petit brin de fille qui traînait son
épée sur le sol, déboussolée, sa chevelure rousse cachant la tristesse de son visage... Ses yeux verts n’exprimaient que le vide... Et puis, j’ai croisé son regard méfiant. Je me suis approché en essayant de ne pas la faire fuir."

         "-Qui es-tu, jeune inconnue?"


         "J'allais apprendre ton histoire... Je l'ai
écouté, j'ai tenté de la consoler, croyant même y être arrivé. Au fil des jours, je l'ai vu se remettre à rire, à chanter, à aimer la vie de nouveau. Puis je me suis décidé: j'ai fait de cette jeune femme ma soeur, celle qui faisait sourire mon coeur et vivre mon âme."

         "Tu
étais la plus belle chose de ma vie..."

         "La vie
était belle....Et puis....Tu es partie...Tu as disparue... "

         Il pensa
à ces quatre années, à ces quatre longues années qui les avaient séparé, puis se remit à écrire:

         "Mais qu'importe ces ann
ées! Elles m'auront été utiles pour comprendre.... Pour me rendre compte... Pour savoir ce que.... "

         Il suspendit son geste et pensa à ce qu'il allait écrire, un sourire tendre aux lèvres. Il se retourna et vit la silhouette immobile de sa soeur.

         -Ce que seuls...Toi et moi....

         Il tourna son regard vers la fen
être: la lune était haute dans le ciel. Les grillons chantaient dans la nuit alors que le vent jouait entre les feuilles des arbres. Koreander bougeait dans son lit: il se retourna et la regarda longuement, dormir toujours aussi paisiblement.

         -Aujourd'hui, tout a changé....

         Il referma sa fiole d'encre, rangea sa plume blanche et laissa la page ouverte
à la vue de tous. Il se déshabilla et alla rejoindre sa soeur dans le lit: il la serra doucement dans ses bras, posa un baiser sur ses lèvre et s'endormit, heureux...


03:17 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

°°° J'aime me promener ici en terre d'Orcanie, même si je n'ai pas toujours le temps de tout lire... Mais ce sont tes poèmes que je préfère...A bientôt

Écrit par : Neige | 09/06/2004

merci vraiment merci pour ton passage sur mon blog , j'ai été très émue pas tes mots.......

Écrit par : Ange | 10/06/2004

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