02/07/2004

Evolution.

De la pointe d’un vieux couteau j’ai gravé

Un cœur et nos initiales entrelacées.

De mon fort intérieur je me suis juré,

Pour toujours et à la folie t’aimer.

 

Quelques vers innocents couchés sur du papier jauni par les années trop vites éteintes. Pourtant, à chaque nouvel amour se ressassent les mêmes sensations, les mêmes mots surgissent en balbutiements naïfs. Les mêmes sensations vigoureuses de folie. On est Dieu, on est le pus fort et la vie sourit enfin. Mais la vie reprend toujours ce qu’elle donne quand on ne sait pas le garder et un jour elle fait table rase et tout est à recommencer, à oublier.

 

De la pointe des pieds je m’étends

Pour frôler des doigts ces lettres d’antan.

Au plus profond de moi, j’avais juré de t’aimer

A jamais, mais je n’ai su te garder.

 

Puis, au-delà des vers, on grandit. Nos envies et sensations évoluent perdant chaque fois une part de rêve, un morceau de nous-mêmes. L’arbre a poussé aussi et emporte avec lui vers sa cime nos souvenirs d’amours passées. On se fait doléance et on recommence à regarder devant soi. Un éclat en moins dans le regard jusqu’au jour où.

 

De ma plume agile trempée du sang des lettres

Encre que j’ancre en de fines lignes obsolètes.

Raison ignorée, me fracassant contre les rochers.

Passion dévorante, summum de l’amour convoité.

 

Tu es arrivée et je t’ai reconnue. Je n’aurai plus besoin de graver sur une écorce du temps ce que je ressens. Je laisserai peu à peu les je t’aime pour des sourires qui suffisent. Je me noierai dans le tien, buvant tes cris et tes rires. Je comprendrai que chaque pleur n’a servi qu’à préparer ta venue. Chaque rancœur à grandir mon attente. Mais hélas, tu es là, à portée de moi. De mes mains, de ma bouche et de mes envies les plus folles. Tu es là…Mais tu ne peux être à moi.

 

Et mon cœur est devenu arbre

Pour que je garde bien cachées

Nos initiales entrelacées.

Et ton sourire est devenu sabre

Pour pouvoir mieux y graver

Notre secret tant protégé.

 


12:59 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

je me suis arrêté, j'ai lu, j'ai pas
compris... c'est de la poésie.

Écrit par : | 02/07/2004

Ô Dydou J'ai aimé ce croisé des mots d'aujourd'hui et ceux d'hier, s'entrelaçant passé-présent en un voeu d'espoir...Espérance d'un aimable futur...

Écrit par : Zoé | 02/07/2004

que dire ... je sais que ce poème s'adresse à moi, mais voilà, je ne sais tout simplement pas quoi dire ... les mots me viennent moins facilement qu'à toi pour exprimer des sentiments si complexe que j'ai préféré les ignorer, ou du moins essayer ...

Écrit par : Wendy | 05/07/2004

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