26/07/2004

Merci...

Merci à vous tous de passer, de flâner, voire de vous arreter un instant.
Merci pour vos messages qui me font continuer encore et encore.
J'avais simplement envie de vous le dire, ça ne coute rien alors à quoi bon s'en priver.
 
Et j'en profite même pour mettre les bannières de Just.
 
A bientôt.

16:53 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

25/07/2004

Exposition: Cobra

Le Centre de la Gravure présente une vaste exposition regroupant plus de 150 estampes et livres illustrés qui retracent le parcours du mouvement Cobra. Les pièces présentées sont issues des collections du Centre mais proviennent également de prêts de Pierre Alechinsky, la Galerie Lelong (Paris), les éditions Catherine Putman, la Galerie Quadri et la Communauté française de Belgique.
Plus d'un demi-siècle après la dissolution officielle de ce mouvement particulièrement dynamique qui rassembla de 1948 à 1951 les aspirations d'un large groupe d'artistes d'Europe du Nord, son souffle vivifiant suscite toujours les enthousiasmes.
Imaginé par Christian Dotremont, le sigle de Cobra est inspiré par les premières lettres de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam, villes d'où étaient originaires les divers participants. Leur démarche commune d'ordre essentiellement expérimentale s'est traduite par un travail sur la matière, la facture, la couleur. Tous ont démontré avec véhémence leur volonté d'une expression directe et intuitive.
Rassemblant des œuvres des années soixante jusqu'à nos jours, le Centre de la Gravure propose un survol de ce qui fut l'esprit Cobra et un aperçu des réalisations graphiques auxquelles il donna naissance. Le poète Christian Dotremont, qui en fut la cheville ouvrière, est largement représenté aux côtés d'Alechinsky, Appel, Reinhoud Balle, Claus, Cox...
 
Du samedi 8 mai 2004
jusqu'au dimanche 15 août 2004
Du mardi au vendredi de 12h à 18h. Samedi et dimanche de 11h à 18h. Fermé le lundi.
Centre de la Gravure et de l'Image imprimée - Rue des Amours, 10 - La Louvière
Infos : 064/27 87 27

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23/07/2004

Un souffle doux.

Un baiser échangé que l’on grave au fond de soi,

Arme de coté contre les comment, les pourquoi.

Un baiser échangé dans les larmes et le sang,

Pour, à jamais, pouvoir lutter contre le temps.

Un baiser partagé, symbole de promesses,

D’amour s’embrasant, précurseur de caresses.

Un baiser partagé sous des mains qui s’agitent,

Glissant sur nos corps, fleurs de lys ou amanites.

Un souffle doux à ton oreille,

La butinant comme une ivre abeille.

Un souffle doux glissant à ta nuque,

Geste fébrile suivant un chemin caduque.

Un souffle doux finissant sur ton cou,

Déchiré entre folle envie et tabous.

Un souffle doux, les yeux fermés,

Te fabricant en baisers un savoureux collier.

Un souffle doux au tien mêlé,

Sucre d’un second baiser échangé.

Un baiser partagé, symbole de tendresse,

D’amour hors du temps, ciment de forteresse.

Un baiser partagé sous deux cœurs qui se lient,

Prêts à dévorer la vie, la boire jusqu’à la lie.

Un souffle doux empli de sagesse

Réchauffant enfin un cœur de princesse.

Un souffle doux, envolée lyrique,

Sensations d’un tableau bucolique.

Un souffle doux vers tes yeux,

En chassant tes souvenirs malheureux.

Un souffle doux chargé d’un sourire,

T’en arrachant un entre deux soupirs.

Un souffle doux scellant sur ton nez

Ce torrent de tendresse donné et échangé.

Un souffle doux sur une main ouverte,

La paume vers le ciel offerte.

Un souffle doux sur des parcelles de rêves,

Baisers volants, étoiles naïves et frêles.

Un souffle doux vers des lèvres tendues,

Fixation assidue, tentation ardue.

Un souffle doux déposé sur ta bouche,

Hésitation timide, recul farouche.

Un souffle doux au tien mêlé,

Miel d’un premier baiser échangé.


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Chanson: Reggiani.

Il s'en est allé, laissant un petit vide, une absence.
 
 
 
 
 
L'absence.

(Paroles: Jean-Loup Dabadie)
 
C'est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où naguère
Tu as posé ton bras
Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleu-marine
Promène sa filleule
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même

C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie aussi
Où passaient les colombes
Un soir de jalousie
Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un grand voyage
Il reste les bagages
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même

C'est un volet qui bat
C'est sur un agenda, la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous
Les vases sont vides
Où l'on mettait les bouquets
Et le miroir prend des rides
Où le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas
L'absence, la voilà

L'absence

D'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit je t'aime
Un jour...
Le silence est le même.
 
 
(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)

 


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19/07/2004

Chanson: Ange.

Sur la trace des fées.
 (Christian Descamps)
 
Jadis, avec Pierre et Gladys
On les voyait passer en robe blanche
Au ruisseau qui traînait nos rêves
Vers un écrin de joie
Nous suivions la trace des fées
C'était au mois de mai

Vole, blonde tête folle,
On les voyait quitter leur robe blanche
Un torrent de cheveux dorés
Léchait nos yeux de soie
Nous étions sur la trace des fées
C'était au mois de mai

J'étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.

Jadis, cachées sous les fleurs de lys
On les voyait flâner en robe blanche
Au pays où la bise enlace les gens aux mille pleurs
Nous suivions la trace des fées
C'était au mois de mai

Vole, vole, blonde nympholle
On les entendait rire en robe blanche
Et le gazon du parc s'imbibait à nos pieds d'enfant
Nous étions sur la trace des fées
C'était au mois de mai

J'étais le prince sur son carrosse
Ma muse pleurait aux étoiles
Puis je redevins le chien.
 
 
(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)


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On dirait...

On dirait la fin d’une époque,

Un arbre qui perdrait ses feuilles.

Simple péché d’orgueil,

Une chute équivoque.

 

On dirait la fin du renouveau,

Tout qui s’efface sous l’oubli.

Parade d’ennuis,

Illusoires promesses et faux cadeaux.

 

On dirait des pleurs

Venus d’une légitime ambition.

Vague à l’âme et douleurs,

Simple acte de contrition.

 

On dirait la vie

Dans ce qu’elle à de plus cruel.

Résumant un tout dans un duel.

Fresque épique d’allégories.

 

On dirait la limite d’un rêve,

Un arbre qui se viderait de sa sève.

Des vapeurs qui s’estompent,

Des souvenirs qui trompent.

 

On dirait le bout du chemin,

Carrefour perdu aux voies sans issues.

L’antichambre du destin,

Clairière où j’attends ta venue.

 

On dirait un coup d’épée

Que l’on assène sans remords.

Une carcasse d’arbre mort

Couchée pour l’éternité.

 

On dirait un vent vide

Ne colportant qu’un soupir.

Une envie d’encore affaiblir

Soufflant cynique et candide.

 

On dirait la fin,

Torrent de chagrins.

Il ne reste que la force des larmes,

La puissance du charme.

 

On dirait que l’on trépasse,

Mais ce n’est que renaissance.

Pour rejaillir de cette crevasse

Par delà les pires souffrances.

 

On dirait un « je t’aime »

Crié du fond du cœur.

Il en a ses formes et ses couleurs,

Ses blasphèmes et sa vie de bohême.


13:17 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/07/2004

Regards.(Version image.)


09:05 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Souvenir fugace.(Version image.)



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13/07/2004

Coquelicot d'Avril.(Version image.)


14:19 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Changements.

Voilà, j'ai revu tout le design de mon blog, j'espère y gagner en confort de lecture et en vision générale.
J'espère que cela vous plait comme ça.
Bonne lecture à vous tous, passants et passantes.
 
PS: Merci a Gaëlle pour son aide.

13:50 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Ombres et lumières.(Version image.)


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Cantiques.

Je ne résiste à l'envie de vous faire découvrir ou redécouvrir l'immense talent d' Emile Verhaeren.
Voici un extrait du recueil: Les bords de la route.

 

Cantiques

I

Je voudrais posséder pour dire tes splendeurs,
Le plain-chant triomphal des vagues sur les sables,
Ou les poumons géants des vents intarissables ;

Je voudrais dominer les lourds échos grondeurs,
Qui jettent, dans la nuit des paroles étranges,
Pour les faire crier et clamer tes louanges ;

Je voudrais que la mer tout entière chantât,
Et comme un poids le monde élevât sa marée,
Pour te dire superbe et te dresser sacrée ;

Je voudrais que ton nom dans le ciel éclatât,
Comme un feu voyageur et roulât, d'astre en astre,
Avec des bruits d'orage et des heurts de désastre.

II

Les pieds onglés de bronze et les yeux large ouverts,
Comme de grands lézards, buvant l'or des lumières,
Se traînent vers ton corps mes désirs longs et verts.

En plein midi torride, aux heures coutumières,
Je t'ai couchée, au bord d'un champ, dans le soleil ;
Auprès, frissonne un coin embrasé de méteil,

L'air tient sur nos amours de la chaleur pendue,
L'Escaut s'enfonce au loin comme un chemin d'argent,
Et le ciel lamé d'or allonge l'étendue.

Et tu t'étends lascive et géante, insurgeant,
Comme de grands lézards buvant l'or des lumières,
Mes désirs revenus vers leurs ardeurs premières.

III

Et mon amour sera le soleil fastueux,
Qui vêtira d'été torride et de paresses
Les versants clairs et nus de ton corps montueux,

Il répandra sur toi sa lumière en caresses,
Et les attouchements de ce brasier nouveau
Seront des langues d'or qui lècheront ta peau.

Tu seras la beauté du jour, tu seras l'aube
Et la rougeur des soirs tragiques et houleux ;
Tu feras de clartés de splendeurs ta robe,

Ta chair sera pareille aux marbres fabuleux,
Qui chantaient, aux déserts, des chansons grandioses,
Quand le matin brûlait leurs blocs, d'apothéoses.

IV

Hiératiquement droit sur le monde, Amour !
Grand Dieu, vêtu de rouge en tes splendeurs sacrées,
Vers toi, l'humanité monte comme le jour,

Monte comme les vents et comme les marées ;
Nous te magnifions, Amour, Dieu jeune et roux,
Qui casse sur nos fronts tes éclairs de courroux,

Mais qui décoche aussi dans le fond de nos moelles,
L'électrique frisson au plaisir éternel,
Et nous te contemplons, sous ton ciel solennel,

Où des coeurs mordus d'or flambent au lieu d'étoiles,
Où la lune arrondit son orbe en sein vermeil,
Où la chair de Vénus met des lacs de soleil.


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Chanson: Harmonium.

Attends-moi

(M.Normandeau et S.Fiori)
 
 
 Des années pour gagner
Paix et tranquillité
Conformément établi
Pour la vie
Le travail, la maison
Les obligations

Des milliers d'ennuis
Reviennent comme les saisons
Toujours pareils, tellement gris
C'est lundi
Retiens ton cri, c'est parti
C'est parti pour une autre fois

 

Si un jour c'est trop pour toi
Et tu te sens défaillir
Tu n'as plus tellement le choix
Faut survivre ou en finir

 

Si les murs sont trop étroits
Et tu ne peux plus tenir
Suis ton coeur pour une fois
Il te dira de partir

 

Mais attends-moi, attends-moi

 

Tes folies, tes manies
Et tes fleurs en papier
Au bout d'une semaine
Sont fanées
Ton coeur ou la raison
Que sera ta maison

 

Tes désirs, tes sourires
N'ont plus d'éternité
Tu dois les reprendre
Il suffit de comprendre pour s'initier

 

Quand ce jour arrivera
Ce matin plein d'horizons
Le soleil te parlera
Et tu perdras la raison

 

Ce sera enfin pour toi
Le début d'une chanson
Tu découvriras la joie
Et les heures disparaîtront

 

Mais attends-moi, attends-moi


 (Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)























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Grisaille.

 Je me réveille ce matin et je jette un regard par la fenêtre. Cela ne donnera que ceci:
 

Grisaille,

Sans bruit de marmaille

Confinée section canapé

Abrutie devant la télé.

 

Ciel bas,

Pesant de son poids

Attisant humeur maussade,

Ténébreuse accolade.

 

Orages,

Privant de plage.

Forets vides et villes désertées,

Intérieures hostilités.

 

Grisaille,

Sans bruit de marmaille

Confinée section mélancolie

Guettant une embellie.

 

Ciel noir,

Eteignoir d’espoir.

Nous laissant en attente

De journées plus clémentes.

 

Averses,

Entailles perverses

Embuant les carreaux,

Transperçant la peau.

 

Soleil,

Signe de vie et d’éveil.

Dès que tu seras là,

On oubliera tout cela.


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11/07/2004

Chanson: Higelin.

Seul à seule.

(Jacques Higelin, Eddy Louiss) 

 

 

Seul
dans le silence
insondable de la nuit
Manhattan dans une chambre d'hôtel
somnifère contre l'insomnie

A quelle oreille confier le poids d'un chagrin
quelle rêveuse éveillée
entendra dans la nuit
battre mon cœur

le temps n'attend pas, il suit son cours
le temps n'entend rien aux chansons d'amour
insensible il passe et tire à bout portant
sur les marchands de souvenirs

Où que tu sois je te retrouverai un jour
si loin que je paraisse, tu me retrouveras
au détour d'un rêve ou bien autour de la place
des retrouvailles
où l'on s'est vu pour la dernière et la
première fois de nos
envies

Seul
entre les rails
de l'abandon, de l'oubli
déconnecté du monde extérieur
où tu recommences ta vie

Les sanglots longs des violons de l'automne
déposent en mon âme
le chant si monotone
de la douleur

Je voudrais pas claquer sans te revoir
sur le quai de la gare où tu m'as plaqué
sans un regret, sans un remords
pour la beauté
de nos corps à corps

même si rien ne va plus, si les jeux sont faits
souviens-toi de la trouble attirance
des enfants de l'amour pour les jeux interdits
et n'oublie jamais
que la danse des âmes est inscrite au cœur
du grand livre d'or du bonheur

 

(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.)


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10/07/2004

Citation: Woody Allen

"...La différence entre le sexe et la mort, c'est que mourir, vous pouvez le faire seul, et personne ne se moquera de vous..."


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Papillons.

Nymphes évanescentes aux tons épanouis,

Epitaphes colorées tournoyant au gré du vent.

Symboles provisoires furtifs et prétendants

D’une parcelle de temps, presque endormis.

 

Couleurs éclectiques survivant à la grisaille,

Battements délectables, saveurs de couleurs.

Virevoltant sans faille vers leur issue fatale,

Offrant simplement quelques heures de bonheur.

 

Lépidoptères battant des ailes, si fragiles,

Vers un avenir mortel sans aucun déplaisir.

Offrant au chaud soleil leurs parures en désir

D’y trouver doux refuge et dernier domicile.

 

Instants de vie surannés mais si opportunistes,

Emblèmes de liberté emplis de pulsations,

N’étant dans leurs existences qu’altruistes,

Volages et sans calcul, de simples papillons.

 

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Chanson: Gilles Vigneault.

Poète, parolier, chanteur hors pair, il reste pour moi le plus grand des troubadours outre-Atlantique.
 
 
 

Pendant que.

(Gilles Vigneault)

Pendant que les bateaux
Font l'amour et la guerre
Avec l'eau qui les broie
Pendant que les ruisseaux
Dans les secrets des bois
Deviennent des rivières

Moi, moi, je t'aime
Moi, moi, je t'aime

Pendant que le soleil
Plus haut que les nuages
Fait ses nuits et ses jours
Pendant que ses pareils
Continuent des voyages
Chargés de leurs amours

Moi, moi, je t'aime
Moi, moi, je t'aime

Pendant que les grands vents
Imaginent des ailes
Aux coins secrets de l'air
Pendant qu'un soleil blanc
Aux sables des déserts
Dessine des margelles

Moi, moi, je t'aime
Moi, moi, je t'aime

Pendant que les châteaux
En toutes nos Espagnes
Se font et ne sont plus
Pendant que les chevaux
Aux cavaliers perdus
Traversent des montagnes

Moi, moi, je t'aime
Moi, moi, je t'aime

Pendant qu'un peu de temps
Habite un peu d'espace
En forme de deux cœurs
Pendant que sous l'étang
La mémoire des fleurs
Dort sous son toit de glace

Moi, moi, je t'aime
Moi, moi, je t'aime

 

(Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif. )















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03/07/2004

Flamme.

Une flamme qui danse,

Vibrante, sinueuse et voleuse.

De la cire qui coule, sirupeuse,

Stalactites de démence.

 

Une flamme qui crache,

Ejaculant sa lumière en espoir.

De la cire qui s’éclate en panache,

Glissant en serpent vers le noir.

 

Une flamme tumescente

Sous le vent frétillant soufflant.

De la cire en ébauche s’amplifiant

Stalagmites en attente.

 

Une flamme ogivale,

Attirante, illusoire fanal.

De la cire comme trophée

D’une concise existence consumée.

 

Une fumée survivante et acre,

Ambassadrice des ténèbres

Jette un dernier simulacre

A cette éphémère lumière.

 

Une flamme éteinte,

Morte sans âme et sans plaintes.

De la cire en œuvre inachevée,

Invisible et oubliée.

 


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Redécouverte.

J'ai relu Verlaine cette nuit et c'est étrange comme j'en ai ressenti une autre vision, autre que celle de ma lecture d'adolescent.

 

 

CRIMEN AMORIS
 
 
 
Dans un palais, soie et or, dans Ecbatane,
De beaux démons, des satans adolescents,
Au son d'une musique mahométane
Font litière au Sept Péchés de leurs cinq sens.

C'est la fête aux Sept Péchés : ô qu'elle est belle!
Tous les Désirs rayonnaient en feux brutaux;
Les Appétits, pages prompts que l'on harcèle,
Promenaient des vins roses dans des cristaux.

Des danses sur des rhythmes d'épithalames
Bien doucement se pâmaient en longs sanglots
Et de beaux chœurs de voix d'hommes et de femmes
Se déroulaient, palpitaient comme des flots,

Et la bonté qui s'en allait de ces choses
Était puissante et charmante tellement
Que la campagne autour se fleurit de roses
Et que la nuit paraissait en diamant.

Or le plus beau d'entre tous ces mauvais anges
Avait seize ans sous sa couronne de fleurs.
Les bras croisés sur les colliers et les franges,
Il rêve, œil plein de flammes et de pleurs.

En vain la fête autour se faisait plus folle,
En vain les satans, ses frères et ses sœurs,
Pour l'arracher au souci qui le désole,
L'encourageaient d'appels de bras caresseurs :

Il résistait à toutes câlineries,
Et le chagrin mettait un papillon noir
À son cher front tout brûlant d'orfèvreries :
O l'immortel et terrible désespoir !

Il leur disait : " 0 vous, laissez-moi tranquille! "
Puis les ayant baisés tous bien tendrement
Il s'évada d'avec eux d'un geste agile,
Leur laissant aux mains des pans de vêtement.

Le voyez-vous sur la tour la lus céleste
Du haut palais avec une torche au poing ?
Il la brandit comme un héros fait d'un ceste :
D'en bas on croit que c'est une aube qui point.

Qu'est-ce qu'il dit de sa voix profonde et tendre
Qui se marie au claquement clair du feu
Et que la lune est extatique d'entendre ? 
" Oh! je serai celui-là qui créera Dieu !


" Nous avons tous trop souffert, anges et hommes,
"De ce conflit entre le Pire et le Mieux. 
" Humilions, misérables que nous sommes, 
" Tous nos élans dans le plus simple des vœux.

" 0 vous tous, ô nous tous, ô les pécheurs tristes, 
" 0 les gais Saints ! Pourquoi ce schisme têtu? 
" Que n'avons-nous fait, en habiles artistes, 
" De nos travaux la seule et même vertu .

" Assez et trop de ces luttes trop égales! 
" Il va falloir qu'enfin se rejoignent les 
" Sept Péchés aux Trois Vertus Théologales ! 
" Assez et trop de ces combats durs et laids!

" Et pour réponse à Jésus qui crut bien faire 
" En maintenant l'équilibre de ce duel, 
" Par moi l'enfer dont c'est ici le repaire 
" Se sacrifie à l'Amour universel ! "


La torche tombe de sa main éployée,
Et l'incendie alors hurla s'élevant,
Querelle énorme d'aigles rouges noyée
Au remous noir de la fumée et du vent.

L'or fond et coule à flots et le marbre éclate;
C'est un brasier tout splendeur et tout ardeur;
La soie en courts frissons comme de l'ouate
Vole à flocons tout ardeur et tout splendeur.

Et les satans mourants chantaient dans les flammes
Ayant compris, comme ils étaient résignés
Et de beaux chœurs de voix d'hommes et de femmes
Montaient parmi l'ouragan des bruits ignés.

Et lui, les bras croisés d'une sorte fière,
Les yeux au ciel où le feu monte en léchant
Il dit tout bas une espèce de prière
Qui va mourir dans l'allégresse du chant.

Il dit tout bas une espèce de prière,
Les yeux au ciel où le feu monte en léchant...
Quand retentit un affreux coup de tonnerre
Et c'est la fin de l'allégresse et du chant.

 

On n'avait pas agréé le sacrifice :
Quelqu'un de fort et de juste assurément
Sans peine avait su démêler la malice
Et l'artifice en un orgueil qui se ment.

Et du palais aux cent tours aucun vestige,
Rien ne resta dans ce désastre inouï,
Afin que par le plus effrayant prodige
Ceci ne fût qu'un vain rêve évanoui ...

 

Et c'est la nuit, la nuit bleue aux mille étoiles.
Une campagne évangélique s'étend
Sévère et douce, et, vagues comme des voiles,
Les branches d'arbre ont l'air d'ailes s'agitant.

De froids ruisseaux courent sur un lit de pierre;
Les doux hiboux nagent vaguement dans l'air
Tout embaumé de mystère et de prière;
Parfois un flot qui saute lance un éclair.

La forme molle au loin monte des collines
Comme un amour encore mal défini,
Et le brouillard qui s'essore des ravines
Semble un effort vers quelque but réuni.

Et tout cela comme un cœur et comme une âme,
Et comme un verbe, et d'un amour virginal
Adore, s'ouvre en une extase et réclame
Le Dieu clément qui nous gardera du mal.

 



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02/07/2004

Evolution.

De la pointe d’un vieux couteau j’ai gravé

Un cœur et nos initiales entrelacées.

De mon fort intérieur je me suis juré,

Pour toujours et à la folie t’aimer.

 

Quelques vers innocents couchés sur du papier jauni par les années trop vites éteintes. Pourtant, à chaque nouvel amour se ressassent les mêmes sensations, les mêmes mots surgissent en balbutiements naïfs. Les mêmes sensations vigoureuses de folie. On est Dieu, on est le pus fort et la vie sourit enfin. Mais la vie reprend toujours ce qu’elle donne quand on ne sait pas le garder et un jour elle fait table rase et tout est à recommencer, à oublier.

 

De la pointe des pieds je m’étends

Pour frôler des doigts ces lettres d’antan.

Au plus profond de moi, j’avais juré de t’aimer

A jamais, mais je n’ai su te garder.

 

Puis, au-delà des vers, on grandit. Nos envies et sensations évoluent perdant chaque fois une part de rêve, un morceau de nous-mêmes. L’arbre a poussé aussi et emporte avec lui vers sa cime nos souvenirs d’amours passées. On se fait doléance et on recommence à regarder devant soi. Un éclat en moins dans le regard jusqu’au jour où.

 

De ma plume agile trempée du sang des lettres

Encre que j’ancre en de fines lignes obsolètes.

Raison ignorée, me fracassant contre les rochers.

Passion dévorante, summum de l’amour convoité.

 

Tu es arrivée et je t’ai reconnue. Je n’aurai plus besoin de graver sur une écorce du temps ce que je ressens. Je laisserai peu à peu les je t’aime pour des sourires qui suffisent. Je me noierai dans le tien, buvant tes cris et tes rires. Je comprendrai que chaque pleur n’a servi qu’à préparer ta venue. Chaque rancœur à grandir mon attente. Mais hélas, tu es là, à portée de moi. De mes mains, de ma bouche et de mes envies les plus folles. Tu es là…Mais tu ne peux être à moi.

 

Et mon cœur est devenu arbre

Pour que je garde bien cachées

Nos initiales entrelacées.

Et ton sourire est devenu sabre

Pour pouvoir mieux y graver

Notre secret tant protégé.

 


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