25/09/2004

Errances.

…J’ai souvent rêvé pouvoir tout recommencer…

 

Quelques mots couchés en vrac sans importance.

 

« De l’enfance j’ai gardé

Deux ou trois rêves émoussés.

Quelques cailloux glanés de ci, de là.

Des photographies d’eux, d’elles et de moi. »

 

On dirait une liste de courses dont on ne se servirait point.

 

« De l’enfance je garde bien ancré

Des automnes colorés et des pluvieux étés.

De rares blancs hivers,

Préludes de printemps si verts. »

 

Tous mes mots sont liés mais ils ne chantent plus.

 

« De l’enfance il me reste des blancs bleus de ciel étalés

Tendus sur un horizon d’immensité.

Des cimes de sapins géants

Tendant leurs longueurs vers le firmament. »

 

Tout s’en va parce que tout est vécu.

 

« De l’adolescence j’ai encore en moi

Ces premiers baisers, délicieux émois.

De trop nombreuses maladresses,

Fondations d’une future forteresse. »

 

Mais tout es là parce que rien n’est perdu.

 

« De l’adolescence restent enracinés

Mes besoins de profonde solitude.

La recherche de l’exactitude

Et une envie furieuse de tout changer. »

 

…J’ai souvent rêvé pouvoir tout oublier…

 

« De ma vie d’adulte, j’efface mes certitudes,

Mes fragments de béatitude.

Je troque une vie docile contre un bâton de pèlerin,

Un bonheur tacite pour un flot de chagrins. »

 

Mais nous sommes ensemble.

 

« De ce que je sais déjà, je garde mon innocence,

Celle qui tisse de vrais liens.

Cette pyramide de douleurs en carence,

Ces vagues de plaisirs bohémiens. »

 

Mais certaines choses s’estompent peu à peu.

 

« Où se trouve encore le pays des rêves ?

Celui des plages de sable fin,

Des mots d’amour et faux alexandrins ?

Cet endroit magique où jamais rien ne s’achève. »

 

Certains mots ont encore envie de danser.

 

« Je ne sais plus si je suis encore par moments,

Un petit prince ou Peter Pan.

Comme si un jour tout s’efface.

Mais je garde espoir qu’il m’en reste des traces. »

 

Certaines fois, j’ai envie de danser.

 

« Nous sommes tous reliés les uns aux autres.

Ce n’est pas de l’amour mais de vrais liens.

Tous dans un même champ, grains d’avoine de blé ou d’épeautre.

Sous le même vent et le même soleil, attendant nos destins. »

 

Et si rien de nos vies n’était ce que la vie attend de nous ?


13:22 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Merci Dydou pour ce beau poème à deux voix...

Écrit par : Ava Noor | 26/09/2004

A mon humble avis... Bien plus que deux... ;)
Bonne semaine

Écrit par : Val | 27/09/2004

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