30/09/2004

Proverbe arabe.

Le destin pose deux doigts sur les yeux de l'homme, deux dans ses oreilles, et le cinquième sur ses lèvres en lui disant : "Tais-toi. "



18:21 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Boires et déboires.

Boires et déboires

A perte de vue.

Des chemins, des couloirs

Où je t’ai perdue de vue.

Complicité d’une histoire

Qui s’arrêtera un soir.

 

Comme les autres

Elle servira de souvenirs.

Mélopée de psaumes

Ne génèrera que soupirs.

 

Voir et revoir

Sans cesser de vivre.

Continuer de croire

A en devenir ivre.

Demain est demain,

Je remballe mes chagrins.

 

Comme les précédents

Ils seront rivières.

Mais hier est hier,

Un autre temps.

 

Perfection et unisson

Parfaite osmose.

Recherche utopique.

Il en résulte une prose,

Résultat cynique

D’une attente bidon.

 

Ce jour est ce jour,

Maintenant j’en profite.

Je ferais rimer amour

Au rayon déficits.


17:01 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

27/09/2004

Chanson: Lèo Ferré.

La Vie d'artiste

(Léo Ferré et Francis Claude)

 

Je t'ai rencontrée par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimés,
Et même si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai donné ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
Et tu croyais en ma bohème,
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.

Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma,
Et mon succès qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
" Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."

Et maintenant tu vas partir,
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,

Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès,
Mais un peu triste toi qui sais
" Tu lui diras que je m'en fiche...
que je m'en fiche..."

 

Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.



18:55 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/09/2004

Errances.

…J’ai souvent rêvé pouvoir tout recommencer…

 

Quelques mots couchés en vrac sans importance.

 

« De l’enfance j’ai gardé

Deux ou trois rêves émoussés.

Quelques cailloux glanés de ci, de là.

Des photographies d’eux, d’elles et de moi. »

 

On dirait une liste de courses dont on ne se servirait point.

 

« De l’enfance je garde bien ancré

Des automnes colorés et des pluvieux étés.

De rares blancs hivers,

Préludes de printemps si verts. »

 

Tous mes mots sont liés mais ils ne chantent plus.

 

« De l’enfance il me reste des blancs bleus de ciel étalés

Tendus sur un horizon d’immensité.

Des cimes de sapins géants

Tendant leurs longueurs vers le firmament. »

 

Tout s’en va parce que tout est vécu.

 

« De l’adolescence j’ai encore en moi

Ces premiers baisers, délicieux émois.

De trop nombreuses maladresses,

Fondations d’une future forteresse. »

 

Mais tout es là parce que rien n’est perdu.

 

« De l’adolescence restent enracinés

Mes besoins de profonde solitude.

La recherche de l’exactitude

Et une envie furieuse de tout changer. »

 

…J’ai souvent rêvé pouvoir tout oublier…

 

« De ma vie d’adulte, j’efface mes certitudes,

Mes fragments de béatitude.

Je troque une vie docile contre un bâton de pèlerin,

Un bonheur tacite pour un flot de chagrins. »

 

Mais nous sommes ensemble.

 

« De ce que je sais déjà, je garde mon innocence,

Celle qui tisse de vrais liens.

Cette pyramide de douleurs en carence,

Ces vagues de plaisirs bohémiens. »

 

Mais certaines choses s’estompent peu à peu.

 

« Où se trouve encore le pays des rêves ?

Celui des plages de sable fin,

Des mots d’amour et faux alexandrins ?

Cet endroit magique où jamais rien ne s’achève. »

 

Certains mots ont encore envie de danser.

 

« Je ne sais plus si je suis encore par moments,

Un petit prince ou Peter Pan.

Comme si un jour tout s’efface.

Mais je garde espoir qu’il m’en reste des traces. »

 

Certaines fois, j’ai envie de danser.

 

« Nous sommes tous reliés les uns aux autres.

Ce n’est pas de l’amour mais de vrais liens.

Tous dans un même champ, grains d’avoine de blé ou d’épeautre.

Sous le même vent et le même soleil, attendant nos destins. »

 

Et si rien de nos vies n’était ce que la vie attend de nous ?


13:22 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/09/2004

Bigre!!!

Mais c'est plein de ptites photos de croix rouges sur fond blanc ici.
Bon, je vais refaire çela....Et p'têtre poster deux trois écrits...
Bonjour à vous tous et toutes, blogomaniaques.
 
Et voilà le lien pour la police utilisée au cas où...
 
http://www.myfonts.com/fonts/bitstream/calligraphic-421/c...

18:27 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/09/2004

Déraison.

Déraison volubile

Quand l’amour assassine

A corps et à cris

Doigts sanglants

Contre un monde proscrit

Poings rageurs

Serrés de douleur

Martelant

Délicieux dément

Oublié amant

 

Abject rejet

Sous inquisiteur décret

Perdition tranquille

Dans un gouffre sans fond

Chute libre fragile

Folie passagère

Flash back de néons

D’un affolant tourbillon

Chimère

Volubile déraison




11:29 Écrit par Dydou d'Orcanie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |